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Gazette N°4
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Etude du Phlogiston et de ses usages dans l'ingénierie moderne par Phaenan

 

 

Avant-propos


Pourquoi certaines matières sont-elles promptes à la combustion, tandis que d'autres s'y
refusent avec une obstination digne d'un bélier de Khaz Modan ? Un Nain du nom de J.J.
Becher s'est penché sur cette question, et fut le premier à mettre en évidence l'existence
de

ce qu'il nommait prosaïquement terre inflammable. Plus imaginatif, un gnome nommé

G.E. Stahl rebaptisa la substance phlogiston (à prononcer [flo-jisstoune]) durant les nombreuses années

qu'il passa à épurer la théorie du phlogistique de ses conceptions alchimiques traditionnelles.
Après des siècles d'errements, la chimie moderne été enfin née.

Arbre généalogique de la théorie phlogistonique


En des temps lointains où les premiers scientifiques peinaient à se libérer de théories
primitives, quatre éléments étaient considérés : Air, Terre, Eau et Feu. A ceux-là s'ajoutait
le cinquième élément, la quintessence, nommé Ether, un élément était censé remplir
l'univers. Il est d'ailleurs amusant de noter, même si ce n'est pas notre propos, que ce
cinquième élément a donné naissance au fil des découvertes scientifiques à ce que l'on
nomme théorie de l'énergie sombre, qui se définit en somme comme étant l'énergie du
vide.
Mais revenons aux éléments.
Travaillant sur la digestion, Philippus Aureolus Theophrastus Bombast von Hohenheim,
médecin et chimiste Gnome qui se faisait appeler Paracelse pour d'évidentes raisons de
simplicité, mais aussi car il s'estimait supérieur à Celse, lui-même un antique médecin, fut
le premier à proposer de nouveaux éléments. A partir de la distillation de substances
naturelles comestibles, tels le fenouil, la noix de muscade et les clous de girofle, il nota
toujours obtenir trois types de produits : un fluide volatil, ou esprit ; une substances
huileuse ; un résidu solide. Sur cette base, il proposa sa théorie qui s'imposa au monde
scientifique en dépit de la personnalité particulièrement détestable de Paracelse. Cette
théorie définit trois éléments :
- Le mercure, c'est à dire l'essence des fluides vaporeux et non pas le métal portant le
même nom, qui donne l'arôme aux aliments. Nom scientifique : terra mercurialis.
- Le soufre, l'essence des substances huileuses, sans relation avec l'élément chimique,
qui véhicule l'humidité et le goût sucré. Nom scientifique : terra pinguis.
- Le sel, l'essence des solides, différente du sel en tant qu'épice, qui détermine le goût et
la consistance, et qui lie les deux précédents éléments, autrement antagonistes. Nom
scientifique : terra lapida.
Au sujet de la digestion, bien que cela soit loin de notre sujet, cette théorie amena les
hommes de médecine de l'époque à réaliser que la digestion n'était pas une combustion –
contrairement à ce qui était alors cru – mais une fermentation.
Lors de ses travaux, J.J. Becher prouva l'existence de terra pinguis, la terre
inflammable
, alors que son existence n'était jusque là que supposée, bien
qu'universellement admise.


Mise en évidence du phlogiston : nature de la combustion


Le phénomène de combustion, bien que simpliste à observer, n'a été expliqué en
profondeur qu'assez tardivement. Pourquoi un combustible se retrouve plus léger après
une combustion, à l'exception notable de quelques métaux rares, tel le mercure ? Voilà
une question qui a causé bien des calvities précoces chez les scientifiques ayant vécu à
l'orée de l'ère moderne!
Ce n'est qu'avec les travaux de J.J.B, et les améliorations apportées à ceux-ci par G.E.S.,
que la nouvelle théorie phlogistique de la combustion fut admise par l'ensemble de la
communauté scientifique.

Selon la théorie du phlogistique, les métaux et les substances combustibles contiennent
une certaine quantité de phlogiston, symbole Phl, dont la masse est soit nulle, soit
négative, selon l'élément considéré. Lors d'une combustion, le Phlogiston s'évapore dans
l'air – qui n'est qu'un réceptacle pour celui-ci – et le résultat de la combustion montre
l'élément original sous sa forme véritable, dépourvue de Phlogiston.
Applicable à bien des domaines, par exemple l'oxydation des métaux, la théorie du
phlogistique permit aussi entre autres d'expliquer le phénomène de la fonte des métaux.

Lors de la fonte, le feu arrache le phlogiston du combustible afin que le minerai puisse
l'absorber. Cette absorption peut être favorisée par l'utilisation d'une pléthore de
catalyseurs ou de flux, comme ne le manqueraient de nous le faire remarquer des
mineurs. Une fois enrichis en phlogiston, le métal prend la forme sous laquelle nous le
travaillons.


Enoncé de la théorie phlogistique de la combustion

La théorie affirme que tous les matériaux inflammables contiennent du phlogiston
(du nain ancien phlogistos, c'est à dire inflammable)
, une substance
incolore, inodore, impondérable qui est dégagée en brûlant un combustible. Une fois
brûlée, la substance combustible est déphlogistifiée, et apparaît sous sa vraie forme.
Le substances phlogistifiées sont donc celles qui n'ont pas encore brûlé. L'air est le seul
réceptacle connu pour le phlogiston, ce qui explique qu'une combustion n'est possible en
son absence. Cependant, tous les gaz n'ont pas la même capacité à se combiner avec les
phlogistons ; ceux qui en sont le plus capable sont des gaz hautement explosifs, comme
l'hydrogène.


Ere moderne, l'extraction phlogistonique


L'ingénierie progresse grandement à chaque fois qu'un nouveau combustible est
découvert. Ceux ayant bonne mémoire, ou qui ont seulement le mérite d'avoir vécu cette
époque, savent combien le pétrole a pu jouer un rôle important dans l'évolution de l'effort
technologique durant la seconde guerre. Ces substances riches en phlogiston permettent
la création d'engins de plus en plus gourmands en énergie.
Jusqu'à ce qu'une merveille jaillissent dans l'esprit d'une équipe de scientifiques. Difficile
d'en savoir plus à leur égard, puisque Undermine et Gnomeregan – avant sa destruction –
se prétendaient toutes deux être à l'origine de cette découverte. Au-delà de ces
peccadilles et de ces courses à la gloriole, revenons à cette innovation : une machine à
extraire le phlogiston !
Les idées scientifiques les plus révolutionnaires sont souvent celles qui paraissent les plus
évidentes rétrospectivement, c'est bien connu. Une simple pompe à vide, placée au
dessus d'une cuve emplie de métal en fusion, et le développement des collecteurs de
phlogiston avait vu le jour ! Une fois le gaz enrichi en phlogistion purifié, le principe des
collecteurs consiste à l'insuffler dans un liquide. Se gorgeant en gaz enrichi, ce liquide
devient un réceptacle à phlogiston, un combustible bien plus puissant que du pétrole
raffiné.


Applicatifs en ingénierie moderne


Une fiole de phlogiston liquide, ainsi qu'est appelé le résultat de la collecte, contient
donc un mélange extrêmement précis d'huile et d'eau enrichie en phlogiston. Avec le
dixième d'un litre, ce nouveau combustible permet de développer des énergies
considérables à partir de moteurs miniaturisés. Un véhicule peut naviguer pendant des
jours, sans s'encombrer d'un réservoir aussi lourd qu'encombrant et exposé aux attaques
ennemis.
Sans surprise, nous retrouvons donc des moteurs phlogistiques aussi bien dans les
armures hydroliques – tels les découpeurs gobelins utilisée en scierie – que dans les
transports – gain de poids notable pour les aérostats ! - entre autres emplois d'usage
commun.
Les usages militaires ne manquent pas, eux non plus, que cela soit en robotique ou en
matière d'explosifs. Par exemple, il est à noter qu'une société gobeline commercialise
sous le nom de nitroglycérine un mélange refroidi de phlogiston liquide et de glycérol.

 

 



 

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